Secteur général (non Secteur régulier)

Lettre adressée à la journaliste Raphaëlle Plante du journal Le Soleil (Québec)

Madame,
Le Soleil du 20 septembre courant (p. 4) publie votre article intitulé « Le début d’un grand pèlerinage ». Au dessus du titre de votre article, on lit : « Fin du programme régulier à Cardinal-Roy ». À la fin de l’articulet intitulé « Des citoyens inquiets », on lit : « la fermeture du secteur régulier à Cardinal-Roy ».

Dans votre article, il est fait mention du nombre d’élèves « régulier » à Cardinal-Roy. Pourquoi ce mot est-il écrit entre guillemets ? L’emploi du mot « régulier » dans ces deux cas m’intrigue. Que signifie-t-il ? Je ne vois pas quel sens ce mot français peut avoir dans le contexte. Il me paraît être une traduction fautive de l’anglais regular.

Plus loin, vous reproduisez une réponse donnée à une question par madame Dion. En parlant des critères du ministère de l’Éducation, cette dernière a dit que l’école Cardinal-Roy « ne les rencontre pas ». Le mot « rencontre » est ici un anglicisme de to meet. En français, on remplit les conditions. Vous auriez pu coller un sic à ce mot pour bien indiquer qu’il est fautif dans le contexte et qu’il n’est pas de vous. Ainsi votre réputations aurait été sauve.

Vous devinez facilement que ces observations vous sont adressées dans un but constructif, est-il besoin de le mentionner, et non pour faire la leçon. L’écrivain Albert Camus, Prix Nobel de littérature 1957, a écrit : « Les journalistes : les instituteurs du grand nombre. » Vous avez une grande mission.


Robert AUCLAIR
Association pour le soutien et l’usage de la langue française (ASULF)