Monsieur Richard Martineau
Québecormédia
Vous posez à juste titre la question du secret éternel des documents fédéraux portant « Référendum de 1995 » (Journal de Québec, 29 mai, p. 4) : « Pourquoi les cacher dans une voûte…? »
Vous conviendrez, quand même, qu’on ne peut cacher quoi que ce soit dans une voûte (ouvrage de maçonnerie de la forme d’un art).
Relisons un échange du 25 février 1945 à Radio-Canada entre Jean-Marie Laurence et l’animatrice Ingénie.
-JML : « Au moment où l’architecture dédaigne de plus en plus la voûte, les hommes d’argent […] en parlent à tout propos ».
-Ingénie : « Et surtout hors de propos. Les thésauriseurs appellent ‘voûte’ leur ‘coffre-fort’ ».
-JML : « Et les employés de banque parlent des ‘voûtes’ de la banque, lorsqu’ils devraient dire les ‘chambres fortes’ …» (Notre français sur le vif , 1947, p. 132).
L’anglicisme, comme vous le voyez, est un classique québécois! On le dénonce depuis trois quarts de siècle, mais il vit toujours.
Gaston Bernier