2 janvier 2021

Boîte à outils

Grâce à une subvention de l’Office québécois de la langue française, l’Asulf élabore une liste sélective d’usuels propres à servir aux besoins des intervenants. Le projet est coordonné par Igor Anate, un membre du conseil d’administration. La boîte à outils devrait compter une trentaine de titres au printemps 2022.

Voici quatre nouveaux usuels du coffre à outils des membres et des citoyens désireux d’intervenir en matière de qualité de la langue.

Les titres affichés depuis juin 2021 se trouvent à la suite des quatre nouveaux et ils sont classés par auteur avant tout.

Nouvelles recommandations

Académie française. Dire, ne pas dire : du bon usage de la langue français; L’intégrale. Paris : Philippe Rey, 2020. 580 p.

Contenu : Huit cents avis et fiches correctives présentées sous le modèle «Dire, ne pas dire». On y relève des formes fautives (Conséquent), des abus de sens (Au niveau de, Futur pour avenir), des anglicismes (Bashing, Fake news)des confusions courantes (Expertise/ Expérience), etc.

Utilité : Le dessein correctif de l’Académie atténue la neutralité légendaire des dictionnaires et particulièrement celui de l’institution. Par ailleurs, l’imprimé du présent recueil sera utile à ceux et celles qui n’ont pas l’habitude de l’internet (https://www.academie-francaise.fr/dire-ne-pas-dire).

Utilisation. La compilation des cinq volumes publiés de 2014 à 2019 facilite la recherche des expressions qui font problème. Le volume contient un index fort détaillé (30 pages) qui en fait un ouvrage de référence essentiel facilement consultable.

Cardinal, Pierre. Le VocbulAide; influences de l’anglais, vraies et prétendues, et usages en transition / Avec la collaboration de Marie-Paule Laviolette-Chartrand…  (Ottawa) : les Presses de l’Université d’Ottawa, 2009. XXXV, 680 p.

Contenu : Répertoire d’environ 1000 mots et locutions influencés par l’anglais au Québec, en Acadie et même en France. Contient de nombreuses citations tirées de la presse écrite, les équivalents franco-français et des notes explicatives.  On y trouve même une liste de faux anglicismes et d’usages en transition.

Utilité : Le volume est à la fois descriptif et normatif. Cependant, l’auteur utilise une méthode douce et se montre ouvert. Il ne culpabilise pas les utilisateurs d’anglicismes ou de formes fautives. 

Utilisation : Les articles sont classés par ordre alphabétique. De multiples renvois facilitent le repérage du millier de mots ou expressions retenus.

Meney, Lionel. Dictionnaire québécois-français. Montréal : Guérin, 2003. XXXIV 1884 p.

Contenu : Répertoire des écarts observés entre le français québécois et le français européen ou le français standard de la fin du XXe siècle.

Utilité : Le dictionnaire est un guide de base pour les francophones québécois et canadiens préoccupés par l’évolution tantôt semblable, tantôt différente du langage, des mots, des expressions et des tournures des deux côtés de l’Atlantique.

Utilisation : Les articles du dictionnaire sont les expressions utilisées au Québec.  Suivent les différentes utilisations des mots ou expressions, les exemples tirés des écrits québécois et les notes explicatives. 

Roux, Paul. Lexique des difficultés du français dans les médias. 3e éd.; Montréal; : les Éditions La Presse, 2004. 288 p.

Contenu : Environ 2000 difficultés d’ordre linguistique (anglicismes, impropriétés, règles typographiques) rencontrées dans les médias et d’abord au journal La Presse.

Utilité : L’ouvrage permet de confronter les difficultés courantes à celles de la fin du siècle passé, de comparer les solutions alors envisagées  avec, en arrière-plan, une norme internationale du français.

Utilisation. L’ordre alphabétique, la longueur des articles, les nombreux renvois font du lexique un excellent «conseiller».

Recommandations antérieures : cliquez ici

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est OQLF-3.jpg.
Sélection établie grâce à une subvention de l’Office québécois de la langue française.