Félicitations, Madame Porter, qui avec M. Néron du Soleil, vous venez de nous apprendre, comme vous dites, < ce qu’on appelle un TOD >, un autre de ces fameux anglicismes dont nous n’avons que faire mais qu’il faut retenir parce que vous ne nous fournissez pas le terme français correspondant.
Quelle efficace façon d’insérer dans l’esprit des lecteurs un nouvel anglicisme au moyen d’un grand journal! Hier, nous ignorions TOD et nous n’en avions pas besoin. Aujourd’hui, grâce à vous et au collègue du Soleil, tous les lecteurs ont appris TOD (à la place d’un terme français!). Nous l’entendrons des dizaines de fois dans les prochaines semaines à la place, par exemple, d’aménagement axé sur le transport collectif.
En un seul texte, vous apprenez à des milliers de gens et vous mettez en circulation un terme parfaitement obscur sémantiquement alors que l’Office de la langue française du Québec met des années et des efforts immenses à entrer dans la tête des gens des termes français corrects et parfaitement clairs instantanément.
Voilà la force et l’ennui du journal. TOD est obscur, mais le journal l’utilise, le diffuse et en consacre l’usage alors que «aménagement axé sur le transport collectif» qui est clair reste méconnu.
Nous n’avons aucun besoin de connaître le terme anglais, ni son équivalent en mandarin.Le besoin que nous avons, c’est de savoir de quoi il s’agit et de savoir le rendre en français..
L’anglais ici ne sert à rien. Qu’apporte-t-il à votre texte? Quelle est cette manie dans nombre de nos médias de nous nommer les choses en anglais?
Les journalistes ont la responsabilité de nous apprendre, en même temps que la nouvelle, le nom français de la notion qui fait la nouvelle, pas son nom anglais.
S’il vous plaît, cessons nous-mêmes de saboter notre langue et de remplacer le français par l’anglais.
Salutations,
Un collaborateur de l’Asulf