Madame Geneviève Bouchard (Le Soleil)
Le Soleil du 15 juillet publie votre article intitulé « Mission accomplie pour le 52e FEQ ». Nous nous permettons quelques suggestions d’ordre linguistique.
Vous citez le directeur de la programmation du FEQ qui aurait dit : « On sait qu’on a rencontré nos objectifs… ». Le verbe rencontrer est un anglicisme de to meet. En français, on atteint ses objectifs. Cette faute n’est pas de vous, mais de la personne que vous citez. Vous devriez, dans un cas semblable, coller au moins un sic au terme fautif pour bien indiquer que cette faute n’est pas de vous, mais de la personne que vous citez. Ainsi, votre réputation serait sauve.
Vous citez à d’autres reprises M. Bellavance, par exemple, « Quand on est entré dans l’événement… » et plus loin : « pour pouvoir débriefer à chaud », et aussi, « On avait poussé notre luck », et enfin « elle (la carte blanche) risque de donner le ton ». Le verbe « risque » annonce un événement malheureux et non heureux. Vous avez écrit en italique le mot anglais inutile et inacceptable, mais vous n’avez pas marqué les autres incorrections. Vous auriez dû coller des sic à ces expressions fautives pour que le lecteur sache que ces fautes ne sont pas de vous.
Ces suggestions sont adressées dans un but constructif, est-il besoin de le mentionner, et non pour faire la leçon. L’écrivain Albert Camus, Prix Nobel de littérature 1957, a écrit : « Les journalistes : les instituteurs du grand nombre. » Vous avez une grande mission.
Veuillez agréer, Madame, mes salutations distinguées.
Robert AUCLAIR
Asulf