21 avril 2021

Planchodrome, pistes à rouleaux (au lieu de : skatepark…)

Monsieur Giroux,

À la page 6 du périodique Le Journal de Cap-Rouge/Saint-Augustin-de-Desmaures, vous signez un article intitulé « Saint-Augustin-de-Desmaures investira 500 000 $ pour deux parcs de planches à roulettes et une pumptrack ». Dans le chapeau de votre article, vous jugez bon d’expliquer le terme « parc de planche à roulettes » par le mot skatepark, en italique et entre parenthèses et vous insultez ainsi votre lectorat, en supposant qu’il comprenne mieux l’anglais que le français. Vous auriez pu, au lieu d’avoir recours à l’anglais, en vous adressant à vos lecteurs, nécessairement francophones (de langue maternelle ou non), puisque le périodique susmentionné paraît en français, utiliser le quasi-synonyme « planchodrome ».

Ensuite, vous parlez de l’installation d’une pumptrack, à propos de laquelle vous offrez, certes, une explication, mais dont vous ne donnez aucun équivalent français. Or les équivalents « piste à rouleaux » et « piste à vagues » ont été proposés, en 2012, pour désigner ce concept.

Il vous aurait suffi, tant pour connaitre le terme « planchodrome » que pour découvrir les termes « piste à rouleaux » ou « piste à vagues », consulter le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française que nous finançons tous, par une partie des impôts que nous versons à l’État québécois.

Peut-être plaiderez-vous le manque de temps ou une autre raison pour ne pas avoir pris la peine de vérifier l’existence d’équivalents en français, mais n’est-il pas étonnant, et extrêmement déplorable, que cette préoccupation ne semble pas avoir fait partie de votre formation de journaliste?

À votre décharge, il est encore plus déplorable de devoir supposer que la firme de traduction identifiée comme « réviseure/correctrice » de votre journal, Traduction M ne se soit pas donné la peine de vous signaler ces équivalents ou de simplement corriger ces erreurs dans votre article, comme elle aurait dû le faire. C’est pourquoi je lui envoie copie de la présente.

En espérant que vous voudrez bien, dorénavant, avoir le souci d’utiliser les termes français existants et que vous vous donnerez la peine de les chercher, si vous ne les connaissez déjà, au lieu d’imposer, à vos lecteurs, la tâche d’avoir à chercher eux-mêmes les équivalents de termes étrangers qu’ils ne comprennent pas, je vous prie d’agréer, Monsieur Giroux, mes salutations cordiales.

Paul Rivard

Cap-Rouge